
La quatrième journée de la Climate & Energy Week 2025 a mis en avant la question de comment bâtir une transition énergétique qui soit à la fois rapide, inclusive et équitable ? Alors que le continent africain regorge de ressources naturelles stratégiques, il demeure confronté à une pauvreté énergétique criante. En effet, plus de 570 millions de personnes restent privées d’électricité et près d’un milliard utilisent encore des moyens de cuisson traditionnels, avec des impacts sanitaires et environnementaux majeurs. À cela s’ajoute un paradoxe profond : l’Afrique ne capte que moins de 2 % des investissements mondiaux dans les énergies renouvelables. C’est dans ce contexte que la parole a été donnée aux acteurs non étatiques ANE – trade unions, civil society, private sector and grassroots communities – in order to decline their needs, perceptions and expectations in the face of an energy transition that is not only sustainable, but truly fair.
The discussions brought together speakers representing trade unions, civil society, the private sector and grassroots communities. Samba Fall, ENDA ENERGIE, recalled that the energy transition ought, above all else. chose be an economic opportunity for the continent. According to him, clean energy offers the possibility of building new growth models, but these prospects remain poorly accessible to local businesses, due to the lack of a favourable environment. He stressed the need to adapt transition strategies to the national context, while focusing on training young people to prepare them for the jobs of the future. De his side, AstouDiop, de CAJUST, a souligné que la justice et la durabilité ne sont pas encore garanties dans les pratiques actuelles. Elle a pris l’exemple de Saint-Louis, où l’exploitation du gaz naturel restreint les zones de pêche et compromet les activités agricoles, impactant directement les familles et les femmes transformatrices de poisson. Elle a insisté sur la nécessité d’informer et de sensibiliser les communautés, encore trop souvent tenues à l’écart des processus décisionnels, alors même qu’elles subissent les effets les plus directs des transitions.
La perspective syndicale a été portée par Babacar Sylla de la CNTS, qui a replacé la protection sociale au cœur de la discussion. Pour lui, la formalisation des contrats de travail et la création d’emplois décents sont des conditions indispensables pour que la transition énergétique bénéficie aux travailleurs et renforce la cohésion sociale. Cette approche a été complétée par Babacar Diouf de LSD, qui a mis en évidence l’importance de la transparence et de la participation communautaire. Thus he reading cases where land intended for populations affected by the effects of climate change has been reallocated without consultation, creating frustration and misunderstanding. Finally, according to Moustapha Diagne of SYNTICS to emphasize qureaching 40% renewable energy in the energy mix does not mean abruptly abandoning thermal installations. Rather, it is a matter of progressing by stepe in order to preserve the country's industrial production capacity while gradually integrating clean energy.
The exchanges with the assistance extended and enriched these interventions.. Plusieurs questions récurrentes ont émergé, confirmant la nécessité d’un accompagnement solide. La formation d’une ressource humaine qualifiée est apparue comme une priorité, tant pour répondre aux exigences techniques de la transition que pour offrir des opportunités économiques aux jeunes. L’accès à l’information a également été jugé essentiel, afin que les différents acteurs puissent planifier à long terme et anticiper les mutations. Les discussions ont mis en avant la gestion des minerais critiques, indispensables aux technologies de transition comme le solaire photovoltaïque, et sur lesquels les données disponibles restent encore trop limitées. L’efficacité des études d’impact environnemental a aussi été interrogée, certains participants estimant qu’elles ne suffisent pas à garantir une véritable sauvegarde environnementale. Ainsi, si la participation des communautés est jugée indispensable, il reste à définir les mécanismes concrets qui leur permettraient d’être pleinement actrices de la transition.
At the end of the discussions, several major observations were made. First, current energy transition processes are considered unsuitable for African realities ; ce qui limite leur efficacité et leur appropriation. Ensuite, les communautés, bien que souvent marginalisées, doivent être considérées comme une partie de la solution et non comme de simples bénéficiaires. Enfin, il est apparu que le JETP reste trop enfermé dans les débats institutionnels, alors même que les populations concernées peinent à y trouver leur place. Ces constats ouvrent des perspectives critiques pour la planification des prochaines étapes, notamment en matière d’accès aux financements, de responsabilité sociale des entreprises et de gestion durable des minéraux critiques.
The recommendations made at the end of the day are all in the direction of strengthening dialogue and better integration of stakeholders. The establishment of intercommunity platforms or even inter-territoriality est apparue comme une piste prometteuse pour mutualiser les ressources et attirer les investisseurs. Le Haut Conseil du Dialogue Social a été appelé à jouer un rôle accru dans l’inclusion et la protection des communautés. Les principes de l’adaptation locale (LLA) ont été évoqués comme une base pour ancrer la transition écologique dans les réalités territoriales. Les participants ont aussi insisté sur la nécessité d’exiger des entreprises davantage de transparence, notamment à travers des plans de gestion environnementale et sociale. Enfin, l’importance d’une collaboration interministérielle et d’une réflexion africaine sur l’industrialisation adaptée au JETP a été largement partagée.
In the end, this fourth day highlighted does que la transition énergétique ne peut être réussie qu’à condition d’être conçue comme un processus inclusif, transparent et adapté aux réalités locales. Elle ne doit pas être imposée de l’extérieur ou restreinte aux cercles institutionnels, mais co-construite avec l’ensemble des acteurs, de l’État aux communautés de base, en passant par les syndicats et le secteur privé. Seule une telle approche permettra de garantir que la transition énergétique soit véritablement juste et durable, et qu’elle devienne un levier de développement économique, social et environnemental pour le Sénégal et pour l’Afrique.

Au cœur de la troisième journée de la Climate & Energy Week 2025, organisée par ENDA Énergie et ses partenaires, l’attention est portée sur l’adaptation menée localement (LLA – Locally Led Adaptation) et son articulation avec le lancement de l’initiative LIFE-AR. Dans un contexte où le Sénégal, comme d’autres pays les moins avancés (PMA), fait face à une vulnérabilité climatique aiguë malgré une faible responsabilité historique, cette journée a exploré comment transformer les principes de l’adaptation locale en leviers concrets de résilience, de gouvernance et de financement.
The session was marked by the national launch of the LIFE-AR initiative (du moins DevelopedCountries Initiative for Effective Adaptation and Resilience), pilotée par le Ministère de l’Environnement et de la Transition écologique (METE). Présentée par Mme Diallo (METE), cette initiative vise à renforcer la résilience climatique des communautés vulnérables à travers une gouvernance inclusive, l’accès direct aux financements climatiques et la mise en œuvre de solutions fondées sur la nature. Elle s’inscrit dans la stratégie 2020-2030 du Groupe des PMA et repose sur un pacte de partenariat entre dix pays, dont le Sénégal, et onze partenaires de développement.
En complément, M. Issa Sarr (ENDA Énergie) a présenté le projet GA-LLA (GeneratingAmbition for Locally Led Adaptation), financé par les Country-Bas et coordonné par l’IIED. Prévu sur 2024-2028, ce projet place les communautés au centre de l’action climatique, à travers quatre volets : soutien direct à 20 initiatives locales, formation de 315 jeunes et femmes, production de connaissances et plaidoyer, ainsi que l’élaboration d’un guide pratique sur l’adaptation menée localement. L’objectif est de transférer le pouvoir de décision vers le niveau local, tout en assurant un ancrage institutionnel et un financement décentralisé.
The discussions highlighted the strong convergence between LIFE-AR and LLA, both of which are based on the active involvement of communities, the decentralization of resources and bottom-up governance. However, their effectiveness depends on two key conditions: local ownership of the concepts and their institutionalization at the national level.
On the one hand, participants stressed the need to translate and adapt the global principles of the LLA into accessible tools, visuals and local languages, so that they do not remain mere slogans. It is not enough to adopt international concepts; they must be “domesticated” so that they are understandable, usable and genuinely carried by populations.
D’autre part, il a été recommandé de mettre en place un cadre national de coordination – plateforme ou consortium – porté conjointement par le METE et le ministère des Collectivités territoriales, afin d’aligner les initiatives locales d’adaptation avec les politiques nationales telles que la CDN ou le PNA. Ce cadre permettrait également de clarifier les rôles institutionnels, de mutualiser les expériences et de faciliter la mise à l’échelle des bonnes pratiques.
Several participants questioned how to integrate endogenous and indigenous knowledge into climate policies. The discussions highlighted the need to protect the intellectual property rights related to this knowledge, to support communities in their development, and ultimately to create a dedicated national database, supported by technical partners.
La question des financements décentralisés a également été centrale. Malgré les engagements internationaux, près de 80 % des financements climatiques orientés vers l’Afrique n’atteignent pas les organisations locales, ou le font par des canaux complexes et peu adaptés. Les échanges ont plaidé pour la création de mécanismes endogènes de financement, incluant des micro-grants, des plateformes locales de gestion des fonds et une meilleure redevabilité au niveau communautaire.
Another point raised concerns the low representation of young people and French-speaking countries in international platforms such as CBA (Community Based Adaptation). The holding of a specific meeting for French-speaking countries was proposed, in order to strengthen their visibility and enrich the discussions with a transversal approach.
The major findings of this day reveal that global concepts of adaptation are often poorly understood or poorly adapted to local realities. Yet many Senegalese communities already apply, without naming them, some principles of locally driven adaptation. The challenge now is to document these practices, capitalize on the lessons learned and integrate them into national policies.
Parmi les perspectives clés, les participants ont appelé à une harmonisation des approches locales et nationales, à une institutionnalisation durable des cadres de coordination, et à une traduction pratique des concepts en actions concrètes. Les propositions incluent la mise en place d’une gouvernance multi-acteurs, l’encouragement de l’apprentissage par l’action (“learning by doing”), et le renforcement des capacités locales sur la gestion des risques climatiques.
Cette troisième journée a démontré que l’adaptation menée localement n’est pas seulement une approche conceptuelle, mais une réalité à ancrer institutionnellement et financièrement. Le Sénégal ouvre donc la voie à une résilience inclusive, où les communautés deviennent de véritables architectes des solutions climatiques, pour construire une adaptation enracinée dans les territoires, portée par les savoirs endogènes, soutenue par des financements décentralisés et alignée avec les politiques nationales.

La deuxième journée de la Climate & Energy Week 2025, organisée par ENDA Énergie en collaboration avec ses partenaires institutionnels et techniques, a permis d’approfondir trois axes stratégiques pour la résilience climatique : l’articulation entre pertes et dommages climatiques et protection sociale, le nexus énergie-agriculture comme levier de transformation locale, et la gestion circulaire des déchets à l’échelle territoriale. Les discussions ont fait émerger des constats clairs, mais aussi des perspectives et des solutions concrètes pour mieux anticiper les impacts du changement climatique et adapter les systèmes socio-économiques.
The first panel, devoted to nexus pertes et dommages (P&D) et protection sociale, a rappelé l’urgence de répondre aux effets irréversibles et progressifs du changement climatique. Les pertes observées au Sénégal sont multiples : disparition d’habitats et de zones culturelles du fait de l’érosion côtière, salinisation des terres agricoles comme à NDiébèneGandiole, ou encore effondrement de la biodiversité, avec une réduction drastique des zones de reproduction d’oiseaux dans le delta du fleuve Sénégal. Ces impacts, soudains ou à évolution lente, s’additionnent aux vulnérabilités socio-économiques existantes.
Face à ces défis, les systèmes de protection sociale adaptative apparaissent comme des leviers incontournables mais encore insuffisamment opérationnels. Leur faible couverture, la fragmentation institutionnelle, le manque de données fiables et l’absence de dispositifs de financement durable limitent leur efficacité. Les experts ont ainsi plaidé pour un meilleur ancrage des filets sociaux dans les mécanismes climatiques mondiaux, en mobilisant notamment le futur fonds international Pertes et Dommages.
Les recommandations ont insisté sur la nécessité de mettre en place des fonds d’urgence nationaux, de renforcer les systèmes d’alerte précoce inter-opérables, et d’assurer une concertation multi-acteurs pour relier protection sociale et gouvernance climatique. Le message central qui en ressort est donc que la protection sociale peut devenir un pilier de la résilience climatique, à condition d’être territorialisée, équitable et adossée à des financements adaptés.
Le deuxième point de discussion de la journée a porté sur le nexus énergie-agriculture, révélant les défis mais aussi les opportunités qu’offre une meilleure intégration des énergies renouvelables dans le secteur agricole. Les intervenants ont mis en évidence la persistance de fortes disparités dans l’accès à l’énergie entre zones rurales et urbaines, le coût élevé des équipements, la dépendance quasi-totale aux importations technologiques, ainsi que la difficulté pour les jeunes innovateurs à accéder à des financements adaptés.
Pourtant, des initiatives concrètes ouvrent la voie à une transformation durable. La solarisation des forages ruraux contribue à sécuriser l’accès à l’eau tout en réduisant la dépendance aux énergies fossiles. Des chambres froides solaires pilotes permettent déjà aux producteurs de la zone des Niayes de conserver leurs récoltes d’oignons et de pommes de terre, limitant ainsi les pertes post-récoltes. L’utilisation des déchets agricoles pour la production de compost et la régénération des sols s’impose comme une autre innovation à fort potentiel. Enfin, l’accompagnement technique et financier des jeunes et femmes porteurs de projets a permis de développer, localement, des technologies de pompage, de transformation ou de conservation, illustrant le potentiel d’un entrepreneuriat climatique inclusif.
Les débats ont insisté sur la nécessité de réformer les modèles économiques pour transformer les communautés de simples bénéficiaires en véritables entrepreneurs de la transition énergétique. Les participants ont également souligné l’importance des partenariats public-privé de type communautaire (PPPc), garants d’une gouvernance partagée et durable des projets. L’intégration de 40 % d’énergies renouvelables dans le mix énergétique national d’ici 2030 a été rappelée comme une cible stratégique, mais qui ne pourra être atteinte que si les collectivités territoriales sont accompagnées techniquement et institutionnellement dans la mise en œuvre de leurs plans de développement à composante énergétique.
La journée s’est poursuivie avec un dialogue interactif sur l’économie circulaire territorialisée, mettant en évidence les défis structurels de la gestion des déchets. Les collectivités font face à un transfert de compétences sans ressources suffisantes, à une gouvernance institutionnelle marquée par des chevauchements entre la SONAGED, le PROMOGED voire avec les Communes. S’y ajoute une faible sensibilisation des populations sur le potentiel économique des déchets. L’absence d’infrastructures adaptées pour le tri et le recyclage, combinée à une communication inappropriée et à une méfiance persistante entre acteurs, limite par ailleurs l’efficacité des initiatives locales.
Pourtant, plusieurs pistes innovantes émergent : la transformation des déchets organiques en biofertilisants et intrants agricoles, la mise en place de zones écologiques communautaires comme espaces de sensibilisation et d’expérimentation, et le développement de micro-jardinages urbains à base de compost pour améliorer la qualité de l’air et renforcer la sécurité alimentaire. Des expériences pilotes, notamment portées par le PROMOGED, montrent qu’il est possible d’implanter des unités de bio-solutions locales, capables de créer des emplois verts et de réduire l’empreinte environnementale.
Les recommandations ont mis en avant l’urgence de déployer les Points de Regroupement Normalisés (PRN) pour structurer la collecte à la base, de clarifier les rôles institutionnels, et de renforcer les capacités des élus, agents municipaux et communautés dans la gestion intégrée des déchets. Le consensus des participants a été de considérer les déchets non plus comme une contrainte, mais comme une ressource économique et écologique, au cœur d’une économie circulaire inclusive et territorialisée.
En clôture, cette deuxième journée a souligné que la résilience climatique se construit à partir des territoires, en connectant financements internationaux, savoir-faire locaux et gouvernance inclusive. Qu’il s’agisse d’ancrer la protection sociale dans les mécanismes de pertes et dommages, d’intégrer les énergies renouvelables dans l’agriculture ou de bâtir une économie circulaire fondée sur la valorisation des déchets, le seul enjeu est de donner aux communautés locales les moyens financiers, institutionnels et techniques de piloter leur propre adaptation.

La quatrième édition de la Semaine Énergie-Climat, co-organisée par ENDA Énergie, OXFAM, Natural Justice, Ford Foundation, CDKN, SSN, AACJ, GIZ, ACF et le Gouvernement du Sénégal, a démarré ce lundi 21 juillet 2025 à Dakar. Placée sous le thème : « Réinventons our territories pour faire face à l’urgence climatique dans une perspective de souveraineté économique en Afrique », cette édition se veut une impulsion stratégique dans la territorialisation de l’action climatique en Afrique, en général.
Les discours introductifs ont posé un cadrage politique solide. M. Emmanuel Seck, Directeur Exécutif d’ENDA Énergie, a insisté sur la nécessité d’ancrer les politiques climatiques dans les dynamiques territoriales, en soulignant que la CDN 3.0 ne pourra être effective que si elle est co-construite avec les Collectivités locales. Mme Khar Ndiaye, Directrice d’OXFAM Sénégal, a rappelé que l’Afrique paie un lourd tribut climatique qu’elle n’a pas causé, appelant à une meilleure prévisibilité et accessibilité des financements climat. Mme Sokhna Dié Ka, Directrice du Hub Sénégal de Natural Justice, a renforcé cet appel en insistant sur la reconnaissance des savoirs endogènes et la nécessité d’inclure les communautés vulnérables dans tous les processus décisionnels.
The Minister of Environment and Ecological Transition, Prof. Daouda Ngom, stressed that this Week is a continuation of the official launch of the NDC review process on 7 July. He emphasized the importance of territorialization as a lever for transformation, calling on participants: "Are our territories ready to carry Senegal's climate ambition?"
The second highlight of this morning was punctuated by a high-level panel on the structuring role of local authorities in the fight against climate change. The interventions converged on the same conclusion: the current institutional architecture is insufficiently equipped to effectively support local climate plans. Mr. Maguette Sène, Mayor of Malicounda, pleaded for the establishment of a local climate fund and a legal obligation to have territorial climate plans. Ms. Khadidiatou Mayécor Diouf, Mayor of Golf Sud, stressed the need for green taxation and increased citizen participation, as part of the ongoing reform of Act 4 of Decentralization.
Des représentants de la société civile tels que Mme Aïcha Dramé (ENDA ECOPOP) et M. Ousseynou Seck (IED Afrique), ont mis en lumière le décalage entre les ambitions climatiques et les capacités techniques et financières des Collectivités, en particulier en matière de mobilisation de financements climat, de nomenclature budgétaire adaptée et d’ingénierie territoriale. Le modèle de Décentralisation des Financements Climat (DFC) expérimenté à Fatick a été cité comme une bonne pratique à capitaliser.
Une session parallèle a permis d’explorer en profondeur les défis spécifiques aux zones insulaires et côtières, particulièrement vulnérables à l’érosion, à la salinisation et à la dégradation des écosystèmes comme les mangroves. Des chercheurs comme Pr Boubacar Fall et Cheikh Sadibou Dia ont démontré que ces zones requièrent des approches de gouvernance différenciées, fondées sur la culture locale, la concertation inter-villageoise, et la mise en place de cadres juridiques et réglementaires spécifiques. La création d’un réseau national des îles et la mise en œuvre de solutions basées sur la nature, telles que le reboisement et l’interdiction stricte de l’extraction de sable, ont été largement soutenues.
A second interactive panel delved into the conditions for success of NDC 3.0, highlighting the urgency of aligning national and territorial climate policies. Ms. Fatma Niang (METE), Mr. Ousseynou NDione, Ms. NDeye Sagne (PACASEN) and several local elected officials stressed the need for a common methodology, the creation of climate focal points in each community, and integrated monitoring and evaluation mechanisms.
The principle of subsidiarity was at the heart of the discussions: communities must no longer be mere receptacles, but structuring actors in climate implementation, with their own resources, strong institutional recognition and an ability to capitalise on their achievements.
La masterclass animée par El Hadj Ibrahima Ndiaye, représentant de la Ville de Dakar, a mis en lumière l’importance des modèles de partenariat multipartites, illustrés par l’adhésion de Dakar au réseau C40 Cities. Il a présenté les projets climatiques structurants de Dakar, dont l’accompagnement à la planification de la Ville de Rufisque, démontrant ainsi la pertinence de coopérations intercommunales pour mutualiser les ressources et renforcer les capacités.
The first day concluded with a constructive and realistic dynamic: the climate transition will not be achieved without a redesign of local governance tools. Territorialization should not be just a political watchword, but a process supported by adequate financial mechanisms, strengthened capacities and a coherent legal framework.
As Senegal embarks on a new phase of its climate planning with NDC 3.0, this day reaffirmed that territories are the anchor of climate resilience. Local authorities must be the fully recognized and supported architects.

La troisième édition de la Semaine Climat organisée par ENDA ENERGIE a débuté le lundi 1er juillet 2024 à Saly, avec une ambition renouvelée de promouvoir la transition juste et durable. Sous le thème « Actions locales pour une sobriété carbone et une résilience climatique », cette édition se veut un cadre d’échange et de partage d’expériences, axé sur la consolidation des efforts pour une action climatique inclusive et coordonnée. Les négociations climatiques de la COP28 à Dubaï ont souligné l’importance d’une transition juste pour lutter contre le réchauffement climatique, appelant les pays à adapter leurs stratégies nationales en fonction de leurs contextes spécifiques, afin de répondre efficacement aux objectifs de l’Accord de Paris.
ENDA ENERGIE, avec ses partenaires tels qu’OXFAM, NATURAL JUSTICE, a organisé cette semaine pour encourager les acteurs non étatiques (ANE) à soutenir les pays dans la mise en œuvre de politiques de sobriété carbone, équitables et inclusives. L’événement vise à promouvoir les solutions locales et à valoriser les bonnes pratiques pour lutter contre les effets néfastes du changement climatique. Les objectifs principaux de cette semaine du Climat et de l’Energie sont de partager des informations et des connaissances sur les réalisations des acteurs non étatiques, de faire le point sur les négociations climatiques et d’en détailler les enjeux du global au local, et de formuler des positions et une feuille de route commune en direction de la COP29.
La première journée a mis en lumière le rôle des Collectivités Territoriales (CT) dans la gestion des ressources naturelles, la planification urbaine et la mise en œuvre de politiques environnementales. Cependant, ces collectivités territoriales font face à plusieurs contraintes telles que des capacités financières limitées, une décentralisation incomplète et un accès difficile aux financements internationaux. Cette première session a abordé la faisabilité et les modalités de mise en place d’un mécanisme national de finance climatique pour soutenir la résilience locale. Le panel, réunissant Aliou Diouck, Mamadou Ndiaye et Simon Sambou, a discuté de la possibilité d’un mécanisme national de financement climatique avec un cadre de gouvernance optimal pour les collectivités territoriales. Ils ont souligné l’importance d’établir des mécanismes financiers appropriés pour soutenir les stratégies locales d’atténuation et d’adaptation. Les discussions ont mis en avant la nécessité d’un cadre de gouvernance efficace pour gérer ces fonds et garantir leur utilisation optimale pour renforcer la résilience locale.
Le panel avec David Diatta et Benjamin Djeukoua, a exploré les raisons pour lesquelles les CT ne se positionnent pas encore sur le marché du carbone, malgré les opportunités offertes par les écosystèmes locaux. Ils ont discuté des obstacles à l’intégration de ces dernières dans ce marché et des solutions potentielles pour surmonter ces défis. La journée a également inclus des présentations sur les expériences de Pacte Social dans la zone Sud, présentées par Pierre Thiaw. Ces pactes sociaux, établis au niveau des communes, visent à mobiliser les dynamiques locales autour des Plans de Développement Communal (PDC) pour stimuler et accompagner la projection des CT, avec un accent particulier sur des engagements précis pour atteindre les Objectives de Développement Durable (ODD).
Enfin, des représentants des régions de Kolda et de la Petite-Côte ont partagé leurs témoignages, enrichissant les discussions avec des exemples de mise en œuvre de pactes sociaux et de stratégies de développement durable. Les participants ont discuté des succès et des défis rencontrés, mettant en avant la nécessité de collaboration et de soutien continu pour réaliser des progrès significatifs. L’un des conseils de Sécou SARR, secrétaire exécutif d’ENDA TIER-MONDE, a été de « renforcer les capacités techniques et institutionnelles des collectivités territoriales pour qu’elles puissent mieux accéder et gérer les financements climatiques. » Ceci a résonné tout au long des discussions, soulignant l’importance de l’autonomisation locale dans la lutte contre le changement climatique.
Exchanges and sharing of experiences during this week will be instrumental in building local capacity and encouraging a transition to more sober and resilient societies.

The effects of climate change are found in all sectors of life and in all localities of the world. Health is not spared by this phenomenon, which has finally imposed itself on all humanity. This is so that the third day of Enda Energie's climate week takes care of this aspect in its reflections, which worries more than one specialist.
At the opening of the session dedicated to the climate-health issue, the Executive Secretary of Enda Energie, returned to the link between these two concepts which are at the heart of the existence of man on earth.
"The Climate-Health theme seeks to highlight the points of junction between climate and health. The climate issue is not only an issue that affects the environment, it affects all sectors," explains Emmanuel Seck.
And according to Libasse Ba national climate change committee (COMNACC) "health is a priority in Senegal's NDC. After engaging with the international community, Senegal has marked the health sector with important prospective studies".
And Barnabé Ngning, the representative of the Ministry of Health "climate issues on health are familiar to the Ministry of Health which has a climate-health committee. During the COP in 2023, health was the subject of a day".
This climate-health relationship is more highlighted by the rise in temperature, which has significant consequences on the health of populations.
"The phenomenon of rising temperatures has consequences for the prevalence of malnutrition. If nothing is done and with temperatures of 1.5° to 2.5°, this malnutrition will affect the health sector" adds Libasse Ba.
In Senegal, this heat wave is felt over two specific periods, according to Ms. Bathily of ANACIM. "This heatwave issue generally takes place between March and June as well as between October and November," she reveals before specifying "a heatwave does not have the same health impact in Dakar as in Matam".
This is why Mamadou Ndong Touré of the NGO Save The Children explains "a nurse in Kédougou must be trained so that he can recognize the links between climate effects and certain pathologies".
However, Antoine Faye, a member of the COMNACC, puts a caveat to all this and believes "heat waves are not a problem for us, we must instead focus on the fight against malaria".
By Abdou Karime LO
Source
http://www.galsen7.com/2024/07/semaine-du-climat-limpact-du-climat-sur.html?m=1

The third climate week started this Monday, July 01, 2024 in Saly. The theme of this Enda Energie initiative is “Local Actions for Carbon Sobriety and Climate Resilience”. This activity is taking place a few months before the COP 29 to be held in Baku.
“We have a lot of work to do before Baku if we want COP29 to bring what our people need,” said the Executive Secretary of Enda Energy.
And according to Emmanuel Seck "the parties must move up a gear and assume their responsibilities in terms of action and support. The climate crisis is a global problem that requires a cooperative response.”
“Solidarity is vital; we can't deal with it alone. This is the challenge of this climate week to mobilize both local and regional actors to co-construct sustainable solutions adapted to the expectations of communities, but also to develop a political influence strategy for COP 29," he explains.
On the same note, Sécou SARR, Executive Secretary of ENDA Tiers Monde believes that "Senegalese society, like that of the southern countries, is suffering from the effects of climate change given their high level of vulnerability. We need to act faster and now. Hence the requirement to build new trajectories taking into account both urgent and future needs.”
The work of this climate week will continue until Saturday, June 06 around the promotion of local solutions and the valorization of good practices to fight against the harmful effects of climate change.
By Abdou Karime LO
Sourcehttp://www.galsen7.com/2024/07/enda-climate-week-une-semaine-reflexion.html

The first day of the climate week organized by Enda Energie brought together experts to discuss the possibility of a national mechanism with an optimal governance framework for local authorities. The diagnosis of green financing in these communities was a central point of the discussions.
Mamadou Ndiaye, of the Municipal Development Agency, welcomed the momentum underway to support local authorities in the face of the effects of climate change. However, he identified budget nomenclature as the main barrier to community access to green finance. According to him, "we have a budget nomenclature that dates back to 1972, and it is now obsolete".
Aliou Ndiouck, from the city of Pikine, highlighted the weakness of local authorities in the implementation of climate plans. He insisted on the need to strengthen the organizational and financial capacities of communities, saying that "only then will decentralization have a real impact on populations".
Simon Sambou proposed the establishment of a new funding mechanism for local authorities. “It is imperative to create a new funding mechanism that allows local authorities to have a climate-focused budget,” he suggested.
By Ankou SODJAGO

The third week dedicated to climate began on Monday, July 1, 2024 in Saly, under the aegis of Enda Energie. This initiative focuses on the theme “Local Actions for Carbon Saving and Climate Resilience”, paving the way a few months ahead of COP 29 in Baku.
“We have a lot of work to do before Baku if we want COP29 to meet the needs of our people,” stressed the Executive Secretary of Enda Energie.
Emmanuel Seck added: “It is imperative that the parties accelerate and assume their responsibilities for action and support. The climate crisis is a global challenge that requires a collective response.”
“It is essential to promote solidarity; we cannot meet this challenge alone. This is the whole objective of this climate week: to mobilize both local and regional actors to co-construct sustainable solutions adapted to the needs of communities, while developing a strategy for political influence in view of COP 29," he explained.
In the same vein, Sécou Sarr, Executive Secretary of ENDA Tiers Monde, stressed that "Senegalese society, like those of the countries of the South, is suffering the devastating effects of climate change because of its great vulnerability. We need to act quickly and now, building new trajectories that meet immediate and future needs.”
The work of this climate week will continue until Saturday, July 6, focusing on the promotion of local solutions and the valorization of good practices to fight against the harmful effects of climate change.
By Ankou SODJAGO